👀 La vue des mammifères 👀
- Topon Tarosuyo

- 30 août 2017
- 3 min de lecture
Notre perception du monde dépend surtout de notre capacité à le voir. Mais tous les mammifères voient-ils la même chose la même chose que nous et la vue est-elle aussi importante pour tous?
Tous les mammifères ont besoin de lumière pour voir. Les objets absorbent ou réfléchissent la lumière et envoient des ondes magnétiques. Nos yeux perçoivent ces ondes et, avec l’aide du cerveau, les convertissent en images.
Les yeux de tous les mammifères sont construits sur le même modèle et ils fonctionnent de la même façon. Sur le devant de l’oeil, une fenêtre transparente, la cornée, fait entrer la lumière dans l’oeil et la réfracte pour l’envoyer au bon endroit. Derrière la cornée se trouve une zone colorée, l’iris, qui peut changer de diamètre afin de varier l’intensité de la lumière pénétrant dans l’oeil. Derrière l’iris, le cristallin qui dirige les rayons lumineux sur la surface photosensible de l’arrière de l’oeil, la rétine. C’est le cristallin qui effectue la mise au point; il est entouré de muscles spéciaux qui se rétractent ou se détendent pour que l’objet paraisse aussi net que possible.
La rétine est composée d’un réseau dense de cellules photo-sensibles reliées au nerf optique, lui même relié au cerveau. Ces cellules photosensibles reçoivent une image renversée des rayons lumineux réfractés qu’elle transmet au cerveau à travers le nerf optique.
Le cerveau interprète ou décode ces signaux, les replace à l’endroit et les transforme en image de la scène devant nos yeux.
Le cerveau est donc un organe capital du mécanisme de la vision puisqui’il transforme les rayons lumineux en une image à trois dimensions.


Si la vue dépend de la quantité de lumière qui parvient à la rétine, comment se fait-il que certains mammifères voient dans le noir?
Les yeux de ces rôdeurs nocturnes sont presque identiques à ceux des autres mammifères – ils sont seulement plus grands, plus bulbeux et donc plus sensibles à la lumière.
Les mammifères nocturnes ont également une menbrane réléchissante située derrière la rétine qui renvoie la lumière à travers l’oeil ce qui permet aux bâtonnets d’absorber à nouveau la même lumière. Ce phénomème est facile à observer: lorsqu’un chat ou un renard sont pris dans le faisceau d’une torche ou d’un phare, leur yeux étincellent. En outre, la rétine de ces animaux compte une plus grande proportion de bâtonnets par rapports aux cônes, ce qui augmente leur sensibilité. Mais cela veut dire qu’ils doivent se protéger des lumières trop brillantes pendant la journée. C’est pourquoi lorsque vous regardez les yeux d’un chat en plein soleil, vous ne voyez qu’une fente.

Comment nos yeux interprètent-ils la couleur et tous les animaux voient-ils les mêmes couleurs?
Les ondes électromagnétiques envoyées par les objets n’ont pas toutes la même longueur: notre oeil interprète les plus longues comme des rouges ou des oranges, les plus courtes comme des bleus ou des verts.
Les cellules photosensibles qui forment la rétine sont de deux types: bâtonnets et cônes. Les bâtonnets ne font pas la distinction entre les couleurs, mais sont très sensibles et captent la lumière même à des niveaux très faibles. Les cônes, eux, interprètent et transmettent les renseignements sur les couleurs des longueurs d’ondes qu’ils reçoivent.
Certains mammifères, en particulier les primates, ont trois types de cônes: un type réagit à la lumière bleue, un autre à la lumière verte et le dernier à la lumière jaune verte et rouge. C’est encore le cerveau qui transforme ces messages lumineux en images multicolores.
Les cônes ne reçoivent les longueurs d’ondes des couleurs que dans de bonnes conditions de luminosité; la nuit, les objets paraissent donc tous dans divers tons de gris. On a d’ailleurs longtemps cru que les animaux comme les chats, qui sont essentiellement nocturnes, ne pouvaient voir en couleur. Il est maintenant généralement admis que tous les mammifères possèdent la vision en couleur.

Le chat a les yeux du chasseur, sur le devant de la tête, avec une bonne vision binoculaire, c’est-à-dire que les deux yeux focalisent sur la proie.

La souris qui est la victime des prédateurs a besoin de voir autour d’elle. C’est le rôle des yeux situés de chaque côté de la tête. Mais sa vision binoculaire est très limitée.



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