[le biberonnage] une expérience de stress et de doute intense
- Topon Tarosuyo

- 19 mai 2019
- 2 min de lecture
Le 8 mai nous avons pris en charge, 6 petits orphelins. Une minette non stérilisée a eu une portée le 5 mai, les personnes, ne voulant pas de ces chatons, les ont amené chez le vétérinaire pour euthanasie.
Le vétérinaire a voulu leur donner une chance et c’est là que nous intervenons.
Les chatons sont arrivés chez moi le 8 mai alors qu’ils avaient à peine 3 jours, des crevettes, les yeux fermés, qu’il faut impérativement maintenir au chaud car ils ne régulent pas leur température.
Nourrir des chatons au biberon n’est pas une chose aussi facile que beaucoup peuvent le croire surtout quand ils sont aussi petit. Les chances de survie ne sont pas super bonnes par exemple s’ils se refroidissent il est souvent difficile de les réchauffer, s’ils ne veulent pas manger c’est compliqué de les contraindre, ils peuvent avoir des malformations, des difficultés respiratoires etc.
Depuis 10 jours, je vis dans une angoisse car la prise de poids est très faible, parfois ils ne veulent pas manger, leur transit est trop rapide à mon goût etc.
48h après leur arrivée, le plus faible de la portée a rejoint les étoiles ⭐️

Hier c’est un de ces frères qui est parti, depuis 24h son état se dégradait, il ne voulait plus rien avalé, il se vidait en permanence, sa peau était jaune, probablement un problème de foie.

Il reste 4 petits bouchons, je vais bien sûr tout essayer pour qu’ils s’en sortent et puissent trouver un foyer aimant.
Demain ils iront voir le vétérinaire pour faire un point sur leur état de santé. Depuis qu’ils ont ouvert les yeux, ils ont une petite conjonctivite, je peux vous assurer que nettoyer des yeux sur des crevettes c’est ultra compliqué.
Avec deux chatons qui ont rejoint les étoiles et bien j’en arrive à douter de mes capacités alors que je ne devrais pas ! Si ces chatons sont dans cette situation, je n’en suis absolument pas responsable. C’est la non responsabilité des personnes n’ayant pas fait stériliser leur minette.
Depuis 11 jours, je passe mes nuits à les veiller, à les nourrir dès qu’ils réclament, à les nettoyer, à faire des lessives de plaid etc … je fais de mon mieux, je fais comme je peux et j’espère juste que les 4 petits restants vont s’en sortir.
Dans une semaine, on pourra commencer le sevrage du lait en intégrant de la pâtée et cela sera certainement plus nourrissant pour eux. J’ai hâte qu’ils soient réellement sortis d’affaires.
Quand je vois des gens voulant à tout prix biberonner je me demande s’ils réalisent le travail que cela demande. Et surtout l’angoisse dans laquelle on vit jusqu’à ce qu’ils mangent seuls.
Virginie
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