Petit Bidou
- Topon Tarosuyo

- 23 juin 2017
- 2 min de lecture
Petit chaton, petit bidou, petite étoile. Tu n’as pas de nom mais tu as mon amour. Tu es parti discrètement mais tu as marqué ma vie. Une part de ma mémoire t’es réservée à jamais.
Je savais que cela faisait partie de la vie de famille d’accueil. Les chats que l’on recueille ne sont pas toujours en bonne santé. Mais le vivre c’est pas pareil.
520g : Petit bidou a deux mois, il est le seul survivant de sa portée, les trois autres ont été emportés par l’hyper parasitisme. Plus résistant que ses frères et sœurs, mais affaibli tout de même. On me le confie, je dois le faire grossir.

500g : Il ne mange pas beaucoup, quelques croquettes et refuse tout le reste. Depuis qu’il a passé le seuil de ma maison, il fait partie de mon foyer au même titre que mes chats. Quel amour ce petit bidou ! Câlins, ronrons, jeux… Et quelle petite frimousse adorable !

450g : Je sais que c’est très mauvais signe. Il vient de vomir le peu qu’il a mangé. Je dois l’emmener chez le vétérinaire et j’ai très peu d’espoir. Je pleure en attendant l’heure et le tiens contre moi. Il est essoufflé, semble très fatigué mais lutte contre le sommeil.

Son système digestif s’est arrêté, et on me dit qu’il ne survivra pas. On me laisse prendre la décision.
L’injection est faite, on me laisse seule avec lui. Il est dans le creux de mon cou, son corps contre ma poitrine se soulève au rythme de sa respiration. Je lui parle, lui dis que tout va bien, qu’il peut se laisser aller maintenant, que sa vie n’est pas passée inaperçue, que je l’aime… Je le caresse doucement et je pleure. Je le sens se détendre, il respire plus lentement. Ça dure un peu, mais je l’accompagne, jusqu’au bout je serai là. C’est doux, et en même temps tellement violent. Il est parti, je le sais, il ne respire plus, son coeur s’est arrêté. Je le serre contre moi, l’embrasse une dernière fois.
Tu es devenu une petite étoile. Merci d’avoir été si gentil. Je suis désolée que nous n’ayons pas réussi, toi et moi, à te faire une vie longue et jolie. Au revoir petit bidou…

Merci à Virginie d’avoir été là, de m’avoir laissé prendre la décision et de m’avoir permis de l’accompagner dans ses derniers instants.
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